Faut-il retarder l’entrée à l’école des garçons?


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Et si mon garçon n’était pas prêt à commencer la maternelle ? Ce questionnement, bon nombre de parents l’ont eu au moment d’inscrire leur enfant à l’école. La réponse serait-elle l’entrée tardive dans le système scolaire, que l’on désigne par le terme anglais redshirting ? Un dossier de La Presse. Ils sont plus turbulents. Moins attentifs. Plus impulsifs. Moins matures. Parlez-en aux enseignantes du préscolaire : dès qu’ils font leurs premiers pas dans le système d’éducation, les garçons accusent un retard sur les filles sur le plan des aptitudes scolaires. Au Québec, la Loi sur l’instruction publique fixe à 5 ans au 1er octobre l’âge d’admissibilité à l’éducation préscolaire et à 6 ans pour l’enseignement primaire. Un parent qui souhaite avancer ou retarder l’entrée à l’école doit faire une demande de dérogation. Une compilation de données obtenues à la suite d’une série de demandes d’accès à l’information permet de constater que les centres de services scolaires (CSS) accordent les dérogations pour entrée tardive au compte-gouttes. Il se dégage tout de même une tendance des chiffres fournis par une quarantaine de CSS : aux quatre coins de la province, les garçons ont invariablement été plus nombreux à commencer leur maternelle un an plus tard – le double par rapport aux filles, en moyenne, chaque année scolaire, entre 2020-2021 et 2024-2025. Au total, sur cette période de cinq ans, 156 garçons ont été inscrits un an plus tard, contre 81 fillettes. Parler de la sous-scolarisation des garçons a longtemps été tabou au Québec, après des décennies passées à implanter des programmes visant à favoriser l’insertion des femmes sur le marché du travail.