Étudier en anglais : Le choix de plus en plus fréquent des francophones hors Québec 


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Malgré la présence d’universités et de campus francophones dans la plupart des provinces, de nombreux diplômés du secondaire en français poursuivent leurs études dans des institutions anglophones, rapporte Affaires universitaires; des choix qui reflètent à la fois leurs ambitions et les réalités du marché du travail. Une nouvelle étude de Statistique Canada révèle que plus de 50 % des jeunes adultes ayant été formés en français choisissent de poursuivre leurs études dans des établissements anglophones, malgré la présence d’universités et de campus francophones dans la plupart des provinces canadiennes. L’étude a examiné le parcours scolaire d’une cohorte de jeunes adultes (18-30 ans) en 2021 ayant suivi le secondaire en français, et leur choix d’établissements postsecondaires selon la région et le domaine d’études. Toujours selon Statistique Canada, l’offre en français dans les domaines des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (STIM) reste insuffisante pour retenir les jeunes dans les établissements francophones. Ce constat a également été relevé dans un rapport de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) commandé en 2022.  Des établissements comme l’Université de Saint-Boniface au Manitoba, le Campus Saint-Jean en Alberta ou l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick proposent certains programmes scientifiques en français mais ces institutions demeurent souvent moins connues et moins cotées que les grandes universités anglophones, ce qui pousse les élèves à se tourner vers Toronto, Vancouver ou d’autres grandes villes.