Et si on aplanissait la surcharge professorale entre nous? 


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La surcharge professorale est-elle une fatalité ou peut-on en discuter entre collègues pour mieux la partager? Même après plus de vingt ans d’expérience comme professeurs d’université, un élément constitue encore un défi : savoir dire non, peut-on lire sur Affaires universitaires. Nous gardons toutefois espoir! Par exemple, même si notre bureau de travail est bien rempli, nous n’avons pu résister lorsque sollicités pour cette nouvelle chronique « conseil carrière » destinée aux membres du corps professoral à différentes étapes de leur carrière! Ce qui semble une boutade s’avère pourtant un sujet très sérieux, car la surcharge de travail revient constamment dans les discours sur la carrière professorale. Elle devient même parfois un enjeu syndical. En guise de première chronique, nous abordons ce sujet à partir de ce qui nous semble être un de ses angles morts, soit la distinction entre la surcharge ressentie, voire autoinfligée, et les attentes formelles de l’organisation. Ce qui nous amènera nécessairement à traiter des pratiques professorales elles-mêmes. De quoi parle-t-on au juste, quand on parle de surcharge? Plusieurs études en sociologie du travail ont mis en évidence une certaine tendance à l’exagération quand il est question de la charge de travail. En effet, il semble mal vu d’affirmer détenir un certain contrôle sur son temps et son horaire de travail. Plusieurs seraient alors tentés d’estimer à la hausse le nombre d’heures travaillées. Avez-vous souvent entendu un collègue dire que sa charge de travail est adéquate pour accomplir sa tâche de façon satisfaisante ou, dit autrement, qu’il ne s’estime pas débordé? De peur d’avoir l’air fainéant ou pour se synchroniser avec l’air du temps, il semble préférable de clamer le débordement.