Enquête sur l’Institut Teccart : Du «rêve canadien» au cauchemar


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L’Institut Teccart, un collège privé montréalais subventionné par l’État, attire des centaines d’étudiants étrangers chaque année. Mais ses pratiques en ont vite fait déchanter plusieurs, minés psychologiquement et financièrement par leur parcours. Le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec a ouvert une enquête sur « des enjeux de gouvernance » ainsi que « sur le climat au sein de l’institution » début décembre à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron. Un reportage de Caroline Touzin dans La Presse. Les étudiants internationaux à l’Institut Teccart sont laissés à eux-mêmes ; personne ne les soutient, affirment tant les élèves que les anciens membres du personnel interrogés dans cette enquête. Excellent étudiant au Maroc, Mohamed rêvait d’étudier au Canada. Un consultant d’une firme située à Casablanca lui a proposé l’Institut Teccart ; et rien d’autre. « Je ne connaissais pas le collège, mais j’ai découvert plus tard que l’agence avait un partenariat avec Teccart », dit-il, regrettant de ne pas s’être méfié davantage. Si se tourner vers les étudiants étrangers a été une solution pour pallier une baisse d’inscriptions, l’Institut Teccart en est aujourd’hui « dépendant ». Le modèle d’affaires de l’Institut Teccart et d’une poignée d’autres collèges privés fait l’objet de critiques du commissaire à la langue française, Benoît Dubreuil.