Les femmes sont plus présentes dans les déciles de revenus inférieurs que dans les déciles supérieurs, montre une nouvelle analyse de l’Observatoire québécois des inégalités, rapporte La Presse. « Les femmes sont moins présentes dans tous les déciles supérieurs de revenus, mais surtout dans le dixième », indique Nathalie Guay, directrice générale de l’Observatoire québécois sur les inégalités. Le dixième décile correspond aux 10 % des Québécois les mieux payés à l’heure. Ceux-ci empochent plus de 55 $ l’heure. De ces personnes, 38 % sont des femmes, révèle la nouvelle analyse. Mme Guay rappelle que « le problème n’est pas nécessairement le choix » d’emploi que font les femmes, mais plutôt qu’elles se « retrouvent dans des emplois sous-évalués ». Selon elle, il n’y a « pas de raison » que les éducatrices à la petite enfance « soient rémunérées de façon très différente » par rapport aux « électriciens par exemple ». « Le problème est probablement davantage là. Il faudrait que les femmes puissent faire leurs choix, mais que leur contribution à l’économie soit valorisée. » Nathalie Guay rappelle qu’en 2024, les femmes gagnaient en moyenne 91 % du salaire horaire des hommes. C’est pourquoi l’Observatoire « souligne symboliquement le 29 novembre comme la journée à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement ». Plusieurs pistes de solution sont proposées par l’Observatoire, mais la transparence salariale pourrait faire une « plus grande différence en milieu non syndiqué », selon l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Dans une note de septembre, l’Ordre suggérait notamment de rendre obligatoire l’affichage des échelles salariales dans toutes les offres d’emploi, l’interdiction de demander l’historique salarial et la protection contre les représailles pour les employés qui discutent de rémunération.
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