Éducation : Le recrutement de personnel de soutien « pas facile » au Québec


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Même si la ministre de l’Éducation a tenu sa promesse d’éliminer les plafonds d’embauche dans le réseau, les postes seront difficiles à pourvoir, rapporte Radio-Canada. L’embauche de techniciennes en éducation spécialisée, d’orthophonistes ou d’orthopédagogues supplémentaires pour répondre aux besoins dans les écoles du Québec risque d’être compliquée. Les directions d’écoles craignent de ne pas être en mesure de recruter le personnel nécessaire malgré la confirmation de la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, mercredi dernier, selon laquelle les embauches de personnel ne sont plus plafonnées. Le président de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, André Bernier, soutient que l’embauche de ressources sera «un défi». En juin dernier, l’ex-ministre de l’Éducation Bernard Drainville avait imposé des cibles d’heures rémunérées ou d’équivalent à temps complet (ETC) et plusieurs employés avaient décidé de quitter le réseau. Il explique que le recrutement de professionnels et de personnel de soutien est un défi depuis plusieurs années. Avec l’incertitude des derniers mois et le fait que l’année soit déjà en cours, plusieurs anciens employés se sont trouvé des emplois ailleurs. « Ils ne reviendront pas dire : « Ah merci, on est de retour! » Ils se sont trouvé d’autres emplois, donc ils ne sont plus disponibles pour nous. C’est problématique », lance M. Bernier. Bien que tous saluent l’abolition du plafond d’embauche par la ministre LeBel, le syndicat qui représente les employés de soutien déplore que cette décision survienne deux mois après le début des classes. « Merci, mais [c’est] trop tard! », tonne le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost. « On aurait dû prendre ces décisions dès la rentrée scolaire. Ça n’avait aucun sens! »