L’année 2026 est à peine commencée qu’elle nous apparaît déjà surchargée. L’actualité provinciale, nationale et internationale évolue à une vitesse fulgurante, ce qui la rend parfois difficile à suivre et nous laisse peu de temps pour l’analyser et la comprendre. D’abord, il faut considérer que le premier ministre, bien qu’il ait annoncé son départ, reste en place jusqu’à la nomination de la personne qui lui succèdera, ce qui pourrait prendre un certain temps. Jusque-là, dans la réalité, absolument rien n’a changé. Les projets de lois liberticides, antisociaux et antisyndicaux de la CAQ (PL 1, PL 3, PL 5, PL 7, PL 13, etc.) demeurent à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale et constituent toujours des attaques brutales contre nos droits. Au fédéral, plusieurs se sont réjouis du discours de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos. On en a vanté le caractère courageux, visionnaire. Mais qu’en est-il vraiment ? Qu’a fait d’autre le premier ministre du Canada que de chercher une manière de rescaper le système capitaliste ? Et comment propose-t-il de le faire ? Par l’expansion de l’extractivisme, des énergies fossiles et de l’industrie militaire. N’oublions pas que l’actuel gouvernement du Canada attaque lui aussi les droits de la population, notamment par les projets de loi C-2, C-9 et C-12, qui accorderont des pouvoirs de surveillance accrus au gouvernement canadien et porteront atteinte au droit de manifester et aux libertés civiles. Le 30 janvier, l’assemblée générale du CCMM–CSN se penchera sur un plan d’action vers la grève sociale afin que nous nous organisions pour riposter à l’offensive de droite et d’extrême droite, dont les travailleuses et travailleurs font actuellement les frais. Tous les syndicats affiliés au conseil central sont chaleureusement invités à y être. Avec nos allié-es des groupes communautaires et citoyens, il faut nous organiser pour faire en sorte que la population prenne son destin entre ses propres mains, ce qui est la seule manière de mettre fin à la souffrance et au chaos ambiant.