Des manifestants lancent un cri du cœur au ministre Roberge face à l’abolition du PEQ


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Inquiètes quant à leur avenir au Québec, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Montréal afin de demander au gouvernement Legault de revenir sur sa décision d’abolir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), rapporte La Presse canadienne. Réunis devant les bureaux du ministère de l’Immigration, les participants avaient un seul message : accorder une clause de droits acquis aux personnes qui répondaient aux critères du PEQ et qui ont déjà construit leur vie au Québec. Présent sur place pour soutenir les manifestants, le député libéral André Albert Morin a dénoncé « une injustice ». Même son de cloche du côté de Québec solidaire, alors que le député Guillaume Cliche-Rivard estime que le gouvernement « continue de s’enfoncer ». « Il n’y a personne qui est dupe. Des centaines de milliers de Québécois appuient le retour du PEQ, nous, on va se battre jusqu’au bout », a-t-il précisé. La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, juge que l’abolition du PEQ représente « une grave injustice ». « On ne change pas les règles en plein milieu du jeu. On peut décider de nouvelles règles pour l’avenir, mais on ne peut pas revenir sur une parole donnée », a-t-elle fait valoir, soutenant que cela crée énormément d’anxiété chez les gens. D’autres rassemblements similaires se sont aussi tenus à Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Chicoutimi à Saguenay, Gatineau et Rimouski. Dans une lettre ouverte publiée samedi matin, le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a dénoncé l’abolition du PEQ.
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