Exit le « plafond », place à la « cible » : la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, a confirmé l’annulation de la controversée limite d’heures pour le personnel scolaire, qui causait toutes sortes de problèmes dans les écoles québécoises. Elle dit vouloir insuffler « plus de latitude » dans la prise de décision en matière budgétaire, rapporte La Presse. La ministre LeBel y est allée de cette annonce mercredi matin lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, peu avant une rencontre avec les gestionnaires des centres de service scolaire (CSS). « Il y aura une nouvelle règle budgétaire leur permettant d’utiliser au maximum les budgets disponibles », a-t-elle dit au Salon rouge en réponse à la question de la députée libérale Madwa-Nika Cadet, qui venait de lui reprocher sa lenteur à bouger dans ce dossier. « Il y avait un enjeu par rapport à un plafond, une cible d’ETC [équivalent temps complet] qui était interprété de telle façon que même s’il restait de l’argent dans le budget global, ça semblait être un frein pour les heures rémunérées ou pour l’embauche », a-t-elle ensuite précisé auprès de l’élu solidaire Gabriel Nadeau-Dubois. Ce dernier l’a relancée sur la marge de manœuvre dont pourraient disposer les dirigeants des CSS. « S’il faut la dépasser, la cible, pour donner des services directs à des élèves en difficulté, s’il faut la dépasser, est-ce que ce sera permis, oui ou non ? », a-t-il talonné. À cela, son interlocutrice a répondu « que si les budgets étaient disponibles et que c’était pour des services à l’élève », il serait permis d’embaucher. Mais la règle cardinale « est de respecter leur budget », car « ce sont des gestionnaires de l’État », et il s’agit d’argent public, a-t-elle souligné.
• « Agir avant qu’il ne soit trop tard! », insiste la Coalition des partenaires en éducation.