Demandes budgétaires : Le réseau scolaire « en souffrance » exige de la prévisibilité


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Décrivant le système scolaire comme étant « en souffrance », les principaux intervenants syndicaux et patronaux de l’éducation exigent des investissements importants au ministre des Finances, Eric Girard, l’implorant d’assurer de la prévisibilité pour éviter une autre rentrée chaotique en septembre, rapporte La Presse. Dans un grand point de presse transpartisan mercredi à l’Assemblée nationale, la Coalition des partenaires en éducation – qui réunit à la fois les syndicats d’enseignants, du personnel de soutien, les directions scolaires et les comités de parents – ont chiffré à 3 % la hausse minimale du budget que doit obtenir l’éducation dans le prochain – et dernier – budget Girard. Seul le Parti québécois (PQ) était absent du côté de l’opposition, car la formation politique (qui appuie les revendications de la coalition) « ne voit pas la plus-value d’être aux côtés du Parti libéral et de Québec solidaire », a-t-on expliqué. Selon Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), un financement adéquat du secteur de l’éducation dans le prochain budget doit être supérieur à l’augmentation des coûts de système, à l’augmentation du nombre d’élèves et aux besoins grandissants, notamment pour les élèves vulnérables. « Ce sont les directions [d’écoles] qui gèrent les humains victimes des choix budgétaires. Les enfants qu’on connaît par leur nom, leurs parents, nos équipes épuisées, stressées, se demandent si elles vont tenir le coup encore longtemps. Nous devenons malgré nous les gestionnaires d’une décroissance institutionnelle. On nous demande de la rendre acceptable, mais elle ne l’est pas, elle ne le sera jamais », ajoute Francis Côté, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).