Les prochains mois qui nous séparent des élections de mi-mandat pour le renouvellement du Congrès, le 3 novembre 2026, seront les plus décisifs pour l’avenir ou la fin de la démocratie américaine. «Je pense qu’il importe que nous soyons collectivement lucides et calmes devant la possibilité de partager une frontière avec un régime autocratique, impérialiste, imprévisible et déstabilisateur, sans possibilité de retour à la normale, écrit le chargé de cours en science politique David Sanschagrin dans Le Devoir. Ses conséquences se font déjà sentir au Québec et au Canada et pourraient s’accentuer : augmentation du nombre de demandeurs d’asile, désinformation de masse sur les médias sociaux, perturbation de l’économie et de notre vie politique, pressions politiques et tarifaires pour bloquer toute législation pouvant nuire aux multinationales américaines, etc. Ce scénario est certes pessimiste, mais on en voit les signes. La table est mise aux États-Unis pour que quelques événements déclencheurs mènent le pays au désordre social.»