Cri du cœur pour sauver le collège Villa Maria


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Menacée d’éviction, la « seule véritable école secondaire bilingue » de Montréal, le collège Villa Maria, pourrait fermer ses portes en 2030. Élèves, anciens, parents, élus, organismes locaux : des centaines de Montréalais se sont mobilisés vendredi après-midi devant l’école secondaire privée Villa Maria, qui souffle cette année sa 171e bougie, déterminés à convaincre les sœurs propriétaires du terrain à revoir leur décision de ne pas vendre au collège sa partie du terrain. Foulards jaunes et bleus – les couleurs de l’école –, tuques brodées de son logo, une vingtaine de pancartes arborant des slogans en français et en anglais : malgré les airs de fête, le message était grave. « Villa mérite de vivre », « Save our school », pouvait-on lire sur certaines affiches tenues par des élèves entre 12 et 17 ans. Il est minuit moins une pour Villa Maria, l’une des plus vieilles écoles secondaires de Montréal, rapporte Le Devoir. L’enseignement s’y fait à la fois en anglais (34 % des élèves) et en français (66 % des élèves). À moins de revirement de situation, les 1610 élèves de l’école secondaire privée seront délogés de leurs locaux dans cinq ans. Pourquoi ? Le terrain sur lequel se trouve l’école, propriété des sœurs de la congrégation de Notre-Dame, sera vendu. Par le fait même, le bail liant l’administration du collège à la congrégation prendra fin à compter du 1er août 2030. L’école secondaire a offert à la congrégation de racheter la portion du terrain occupée par l’école. Les sœurs auraient refusé. L’école a répliqué en se tournant vers les tribunaux, tentant de forcer la main à la congrégation en vertu d’une clause du bail. En vain. La Cour supérieure a donné raison à la congrégation, qui n’est donc pas obligée de vendre le terrain au collège.