Contrat à Amazon Web Services : Québec doit faire marche arrière


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C’est avec stupéfaction que la CSN a appris lundi matin que le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec a accordé un contrat nuagique à la multinationale Amazon Web Services au cours des dernières semaines. Pour la centrale syndicale, cette décision contrevient directement à la directive lancée par le Conseil du trésor il y a à peine un an, dans la foulée de la fermeture des sept entrepôts d’Amazon situés au Québec et la perte de plus de 4500 emplois. « Le gouvernement de la CAQ nous avait donné l’assurance qu’une compagnie qui ne respectait pas le cadre légal du Québec ne devrait pas pouvoir faire des affaires au Québec », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Le Conseil du trésor avait également mis en place une procédure d’exception pour empêcher l’administration québécoise de s’approvisionner auprès d’Amazon. La décision du ministère des Ressources naturelles et des Forêts contrevient directement à cette politique et doit être annulée. » Dans la foulée de la fermeture sans préavis des sept entrepôts d’Amazon, le 21 janvier 2024, la CSN avait lancé une campagne de boycottage de la multinationale américaine en invitant la population et les différents paliers de gouvernement à cesser tout achat et à rompre tout contrat avec Amazon. Québec, Ottawa et de nombreuses municipalités avaient joint le mouvement. « La décision du gouvernement est une claque au visage des 4500 personnes qui ont perdu leur emploi à la suite d’une décision profondément antisyndicale et contraire à nos chartes des droits et libertés. Nous demandons au gouvernement de faire marche arrière et de privilégier des entreprises québécoises ou, à défaut, des compagnies qui respectent le droit à la syndicalisation au Québec », de poursuivre la présidente de la CSN.