Que des journalistes et des patrons de presse déplorent la crise des médias ne surprend pas. Que des représentants de différents milieux de la société civile dans toutes les régions du Québec se joignent au cri d’alarme devant l’état des sources fiables d’information peut par contre surprendre. Au moins un peu. C’est pourtant cette unanimité critique que relaie un rapport de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) diffusé ce week-end, rapporte Le Devoir. La courte synthèse, intitulée L’information, un bien public, sauvons-la !, s’appuie sur des consultations menées à l’automne 2024 et à l’hiver 2025, qui ont attiré des centaines de personnes et de personnalités de tous horizons. Les consultations ont eu lieu à Chicoutimi, Gatineau, Laval, Longueuil, Rimouski, Rouyn-Noranda, Sainte-Adèle, Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec et Montréal. L’analyse de la crise documentée par le syndicat ne se veut donc pas corporatiste, même si, évidemment, il s’agit de protéger des entreprises, des emplois et in fine les syndicats. « La société se mobilise pour ses médias, dont beaucoup tiennent avec des ficelles », reprend Mme Charette, en rappelant que la Fédération des chambres de commerce du Québec a cosigné l’an dernier avec la FNCC un appel au sauvetage de l’information, jugée en péril. Le nouveau rapport insiste sur les effets de l’arrivée des géants du numérique, qui ont détourné les revenus publicitaires et donc cassé le modèle d’affaires des médias. Le texte parle d’une perte de 800 millions de dollars en revenus en une décennie. Les répercussions vont de la réduction du personnel à la fermeture de certaines entreprises. La presse écrite a été la première touchée, mais la radio et maintenant la télé y goûtent à leur tour.
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