Une série d’articles publiés récemment dans le Journal de Québec met en lumière un état de fait bien connu des fédérations du réseau collégial de la CSQ : nos cégeps sont en bien mauvais état. L’équation est simple : il y a plus d’inscriptions que jamais dans les établissements d’enseignement collégiaux, mais moins d’espace pour accueillir la population étudiante et moins d’argent (151 millions $ de compressions) pour rénover, agrandir ou embaucher du personnel. Au cours des dernières années, les syndicats du collégial n’ont eu de cesse d’avertir le gouvernement Legault du crash à venir. Qu’il s’agisse de la vétusté des établissements ou le gel d’embauche imposé au réseau collégial, les choix budgétaires des dernières années entraînent des répercussions concrètes sur les étudiantes et étudiants. « Avec le gel d’embauche, on assiste à un véritable effet boule de neige : la surcharge de travail s’accumule, mène à l’épuisement, aux arrêts de travail, puis à encore plus d’absences. Le moral est au plus bas, c’est du jamais vu, et à ce rythme, le bris de service devient inévitable », explique la présidente par intérim de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ), Frédérique-Jade Belzile. Elle ajoute qu’« en refusant d’embaucher et d’entretenir adéquatement le réseau, le gouvernement fait preuve de laxisme flagrant en matière de gestion. À vouloir économiser à court terme, ça finit toujours par coûter plus cher, autant pour les étudiantes et les étudiants que pour les travailleuses et les travailleurs ».