Climat de violence et départ de personnel : Les élèves d’une classe à l’école un jour sur deux


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Les élèves qui fréquentent une classe d’adaptation scolaire d’une école primaire de Lévis devront rester à la maison une journée sur deux jusqu’à nouvel ordre, rapporte La Presse. On n’a trouvé personne pour remplacer l’enseignante et la technicienne en éducation spécialisée (TES), qui sont en arrêt de travail, sur fond de violences répétées. La classe d’intégration scolaire adaptée (CISA) de l’école de l’Alizé et des Mousserons a fermé ses portes de manière temporaire – et soudaine – vendredi dernier. Elle est restée fermée lundi et mardi, avant de rouvrir mercredi. Mais les sept élèves du groupe 904 n’y sont pas retournés à temps plein. Ils ont été séparés en deux groupes, et ils seront scolarisés à raison d’une journée sur deux, pour une période indéterminée, a indiqué le centre de services scolaire des Navigateurs (CSSDN). « Les besoins particuliers de ces élèves requièrent du personnel possédant une expertise spécifique, ce qui rend le remplacement plus complexe », a fait valoir dans un courriel Louise Boisvert, coordonnatrice aux communications du CSSDN. Selon nos informations, les gestes violents récurrents commis par des élèves à l’endroit des adultes sont en cause – ce qu’ont confirmé les deux syndicats qui représentent les enseignants et les membres du personnel de soutien de l’établissement lévisien. « Je vous confirme qu’il y a des gens qui sont blessés », affirme Éric Larouche, du Syndicat du soutien scolaire des Navigateurs, affilié à la CSN. Les membres de l’équipe-école étaient exposés à « de la violence et de l’intimidation » qui ont « fait en sorte que l’épuisement est rentré là-dedans », ajoute Lucie Gagnon, vice-présidente du Syndicat de l’enseignement des Deux Rives pour le secteur Navigateurs.