Nos écoles accueillent de plus en plus d’élèves en difficulté. Un nouveau prof sur cinq décroche après cinq ans. Il manque de personnel à chaque rentrée. Les mauvaises nouvelles sont nombreuses en éducation. Mais est-ce que ça va vraiment si mal que ça dans nos écoles ? La Presse a posé la question à deux spécialistes : le psychologue Égide Royer, professeur en éducation à l’Université Laval de 1990 à 2015, et le sociologue Claude Lessard, professeur émérite en éducation à l’Université de Montréal. Leur réponse ? Ça dépend. De vos attentes. Et de votre avis sur les écoles privées. « Dans l’ensemble, ça va bien. La très grande majorité des jeunes sont heureux et réussissent à l’école. L’enjeu, c’est le 20 % des élèves, particulièrement les garçons, qui n’accèdent pas au cégep », dit Égide Royer. « Le système d’éducation ne se débrouille pas si mal, mais ça pourrait être mieux. Il y a de sérieux problèmes qu’il faut traiter, parce qu’on n’est pas loin du point de rupture », estime pour sa part Claude Lessard. Enjeu par enjeu, voyons ce qui va bien, et ce qui va moins bien. Ce qui va bien : • Le dévouement des profs • Le taux de diplomation augmente • On investit davantage en éducation • De bons résultats aux tests internationaux PISA. Ce qui va mal : • Encore à la traîne de l’Ontario • Plus d’élèves en difficulté • Un manque de mixité sociale • L’insertion des jeunes profs.