Chronique relations de travail


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Que faire lorsque survient un différend avec votre auxiliaire d’enseignement ?

La plupart du temps, il est agréable de collaborer avec les étudiantes et les étudiants qui agissent à titre d’auxiliaires d’enseignement. Malheureusement, des situations problématiques peuvent survenir, allant du simple malentendu à l’abus de confiance. Dans les pires cas, de telles situations peuvent entraîner la rupture du lien d’emploi et la révocation du contrat de l’auxiliaire. Cependant, il s’agit d’une option de dernier recours, car les personnes chargées de cours doivent, avant d’en arriver à ce stade, suivre une procédure précise, que nous résumons dans les prochaines lignes. 

En amont, pour éviter autant que possible les irritants susceptibles de provoquer des conflits, il est crucial d’établir des directives détaillées et sans ambiguïté pour les auxiliaires d’enseignement. Ainsi, quelle que soit la nature de la tâche de la personne auxiliaire (correction, monitorat, surveillance, etc.), il faut s’assurer qu’elle comprend ce qui est attendu d’elle, qu’elle dispose des documents ou des outils nécessaires à son travail et qu’elle bénéficie du soutien dont elle a besoin pour mener à bien ses tâches de façon autonome.

Si vous éprouvez des difficultés avec votre auxiliaire d’enseignement pendant le trimestre, la première étape consiste à contacter la personne en question. En effet, la communication et l’ouverture sont des éléments clés pour résoudre efficacement les conflits potentiels. Si un problème de communication survient, par exemple si l’auxiliaire ne répond pas aux appels ou aux courriels, ou si le problème persiste malgré un premier signalement, en deuxième étape, il faut en informer la direction administrative de votre faculté, département ou école. Cette dernière prendra en charge le litige. Il faudra lui expliquer, de manière claire et concise, l’état de la situation et, en particulier, ce qui est reproché à l’auxiliaire. La direction administrative déclenchera alors une procédure d’enquête et rencontrera l’auxiliaire, afin d’obtenir sa version des faits. Par la suite, la personne chargée de cours pourrait être contactée par un membre des ressources humaines, lui permettant ainsi de partager son point de vue et d’apporter des éclaircissements ou des précisions. Enfin, une fois l’enquête terminée, les ressources humaines prendront une décision en fonction de la situation, et imposeront une sanction le cas échéant ; mettre fin au contrat ou arriver à une entente entre la personne chargée de cours et l’auxiliaire. 

Par prudence et prévoyance, il est fortement suggéré d’archiver toutes les communications avec les auxiliaires, surtout dans les situations où des problèmes sont suspectés. Ces preuves pourraient s’avérer fort utiles si le dépôt d’une plainte est nécessaire. Pour cette raison, il est également recommandé de rédiger un résumé chronologique des événements et de sauvegarder tous les documents pertinents pour le dossier.

Pour toutes questions ou demandes d’aide liées à cet enjeu, n’hésitez pas à communiquer avec un.e des agent.e.s de relations de travail de votre syndicat.

Verushka Lieutenant Duval, Benoit Marsan et Marie-Hélène Masse-Lamarche, pour le Comité des agentes et agents de relations de travail (CAART)