Chronique des relations de travail : Ne faites pas vos recherches!


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Ne faites pas vos recherches! Au premier coup d’oeil, cette injonction semble contre-intuitive pour des enseignant.e.s et des chercheur.e.s universitaires. Mais elle prend tout son sens lorsque nous parlons de relations de travail. En effet, trimestre après trimestre, nombreuses sont les personnes chargées de cours qui contactent le comité des agent.e.s de relations de travail afin de dénoncer des injustices qu’elles subissent ou qu’elles croient avoir subies. Dans leurs messages courriels, qui est le mode de communication généralement utilisé dans ces situations, elles mentionnent des évènements, citent parfois des personnes, énumèrent des sigles de cours, exposent des processus de l’UQAM qui ne fonctionneraient pas et avancent des faits en soutenant qu’elles « ont fait leurs recherches ». Agissant souvent sous le coup de la consternation, de la frustration ou de la déception, comme celle de ne pas avoir obtenu les cours désirés à la suite de l’attribution après un affichage, cette pratique peut doublement décevoir quand le résultat de l’enquête ne leur donne pas raison. Et pour cause. Malgré toute la bonne volonté qui était à la source de leur geste, n’étant pas expertes dans les mécanismes administratifs de l’UQAM ainsi que dans leur traduction dans les clauses et articles de la convention collective du SPPEUQAM, et n’ayant pas accès à l’ensemble des dossiers et du fonctionnement d’Accent, elles peuvent s’illusionner elles-mêmes et faire de graves erreurs. Souvent, les situations soumises, bien que complexes, ont une explication fort simple. Voilà pourquoi il est important d’y penser deux fois avant de « faire ses recherches ». Lorsque vous vous sentez victime d’une iniquité quelconque ou qu’il y a selon votre point de vue une apparence d’injustice, nous vous recommandons de joindre un.e des agent.e.s de relations de travail du CAART afin qu’iels vous aident à remettre les choses en perspective et à clarifier la situation. Car les agent.e.s du CAART sont formé.e.s pour ce faire et ont une expertise sur ces questions. Iels savent quoi vérifier, comment enquêter, se débrouiller dans le labyrinthe administratif de l’UQAM, qui contacter pour quoi et ultimement entreprendre des démarches en cas de préjudice. Bien sûr, les réponses ne sont pas toujours satisfaisantes, voire décevantes. Mais vous serez toutefois assuré.e.s que la recherche aura été effectuée comme il le faut. Alors sauvez-vous du temps et allégez-vous l’esprit, le CAART est là pour vous servir.  

Pour toutes questions portant sur ce sujet ou autres enjeux, n’hésitez jamais à contacter les membres du CAART : Amel Aloui, Benoit Coutu et Jean-Baptiste Plouhinec.