Les fugues sont en hausse dans les centres de réadaptation jeunesse du Québec pour la cinquième année consécutive. La mère d’un adolescent hébergé dans les Laurentides, fugueur à répétition, déplore que trop peu soit fait pour protéger son enfant. Mais la directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, réplique qu’un encadrement trop sévère n’est pas la solution. Un dossier d’Ariane Lacoursière dans La Presse. Hébergé en centre de réadaptation jeunesse depuis près d’un an à Sainte-Thérèse, le fils de 17 ans de Mélanie multiplie les fugues. Pendant ses nuits à l’extérieur, le jeune homme flâne dans des parcs, erre de dépanneur en dépanneur ou dort près de guichets automatiques. « C’est la petite école de l’itinérance », déplore sa mère. La directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, reconnaît que la hausse des fugues dans les centres de réadaptation jeunesse du Québec peut être due en partie au fait que, depuis son arrivée en poste, elle a donné un « solide coup de barre » et a demandé de diminuer le recours aux mesures restreignant les libertés. « C’est possible qu’on utilise un peu moins les mesures restrictives, ce qui fait que les jeunes prennent la poudre d’escampette plus facilement », dit-elle.