Bénédicte Ramade propose d’affronter son écoanxiété grâce à l’art


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Un cerf gisant au bord d’une route du Manitoba. Des lacs disparus, vidés de leur eau comme de leur mémoire. Des paysages noircis par les feux de forêt. Présentée jusqu’à la mi-novembre à la Galerie de l’Université de Montréal, l’exposition Panic Room… Pièces de survie réunit des installations qui traduisent une inquiétude vécue par plusieurs : celle de voir le monde s’effriter sous nos yeux. À travers peintures, collages, broderies et installations, l’exposition rassemble des artistes qui, chacun à leur manière, donnent corps à l’écoanxiété. Cette peur, qui déborde silencieusement d’une génération à l’autre, s’exprime ici sans détour. « Ce n’est pas ma première exposition sur les enjeux environnementaux, confie au Devoir Bénédicte Ramade, chargée de cours et commissaire de l’exposition. Mais cette fois, je voulais que l’écoanxiété elle-même devienne un sujet. C’est une émotion qui peut prendre plusieurs formes. C’est une forme d’écolucidité. »