La valeur de ces établissements réside dans l’effet structurant qu’elles ont pour la culture d’ici, soutient une analyse. La protection de la culture québécoise devrait se concentrer beaucoup plus sur le soutien aux grandes écoles de formation artistique, selon François Colbert, de la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Marcoux de HEC Montréal, rapporte Le Devoir. « Si on est sérieux quand on parle de protection de la culture québécoise, c’est par les écoles supérieures d’art qu’il faut commencer. C’est là qu’il faut soutenir », a-t-il lancé au Symposium national de l’Association des écoles supérieures d’art du Québec (ADESAQ), qui s’est tenu récemment. « On a de la misère avec les grandes plateformes, avec le “streaming”, avec la part d’actionnaire américain d’Osheaga », a poursuivi M. Colbert. « Pour la culture d’ici, nos écoles d’art, c’est la base. Vous êtes la base, mais le gouvernement ne s’en souvient pas. » Marc Lalonde, directeur général des Grands Ballets canadiens de Montréal, participait au même symposium. « Le ministère de la Culture a encore du mal à comprendre qu’il a une responsabilité envers la formation en art », a-t-il déclaré. Les deux hommes prenaient part à une table ronde sur les apports économiques des écoles supérieures d’art du Québec, animé par le directeur de l’Institut national de l’image et du son, Jean Hamel.