Plus de 300 enfants en situation de handicap issus de familles demandeuses d’asile perdront, le 1er mars, la seule allocation qui leur est destinée, une décision du gouvernement du Québec dénoncée vendredi par des organismes communautaires, des professionnels de la santé et des parents, rapporte La Presse. Une conférence de presse s’est tenue au Centre des réfugiés, à Montréal, en présence de nombreux organismes, de familles demandeuses d’asile, d’une pédiatre de l’Hôpital général pour enfants, de représentants syndicaux ainsi que des élus du Parti libéral et de Québec solidaire. Les familles demandeuses d’asile concernées ont reçu, quelques semaines avant Noël, une lettre du ministère de la Santé et des Services sociaux les informant que l’allocation mensuelle de 413 $ serait abolie le 1er mars 2026. « On avait reçu l’année dernière une lettre nous mentionnant que les nouvelles demandes étaient suspendues. Là, surprise totale, toutes les prestations seront coupées le 1er mars », indique Maryse Poisson, directrice de l’intervention sociale au Collectif Bienvenue. Cette allocation de 413 $ constituait, selon elle, un soutien minimal pour couvrir les coûts supplémentaires liés au handicap d’un enfant. «Un enfant handicapé, ça inclut toujours des coûts supplémentaires, en termes de matériel, chaise roulante, prothèses, en termes de nourriture, mais aussi en termes de temps, parce que les parents doivent très souvent amener les enfants à de multiples rendez-vous, manquer le travail», explique Maryse Poisson, directrice de l’intervention sociale au Collectif Bienvenue. La mesure touche plus de 200 familles, selon les organismes.