Abolition du PEQ en milieu universitaire : Pour une clause grand-père


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La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec. « Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville. « Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

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