À quoi ressemblent nos bibliothèques publiques?


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En six ans, la majorité des bibliothèques du Québec ont aboli les frais de retard sur les emprunts. Maintenant, 86 % des bibliothèques ne font plus payer un abonné qui rapporte des documents après leur date de retour prévue. Voilà une des choses qu’on apprend en lisant le quatrième et tout neuf Portrait des investissements dans les bibliothèques publiques québécoises pour 2024, rapporte Le Devoir. Qu’apprend-on d’autre de cet instantané annuel ? Que 97 % des Québécois ont désormais accès à une bibliothèque publique dans leur municipalité. Il ne reste que 266 municipalités de la province qui n’en possèdent pas. Pourtant, seulement 30 % de la population est abonnée — ce qui est moins qu’en Colombie-Britannique et qu’en Alberta. Il est vrai que les communautés anglophones ont une tradition plus ancienne en matière de bibliothèque. « Bien que nos bibliothèques regorgent de ressources (et pas que des livres !), trop peu de Québécois y sont abonnés », admet Eve Lagacé, directrice générale de l’ABPQ. Comment changer cette tendance ? Le portrait indique aussi que 99,7 % de nos bibliothèques offrent un abonnement gratuit à leurs résidents. Au Québec, ce sont les municipalités qui financent les bibliothèques, souvent à la même enveloppe qui soutient le sport et les loisirs. La note globale de nos bibliothèques n’atteint que 68 %, et on constate peu d’améliorations en un an. L’évaluation se fait selon les indicateurs BiblioQualité, tirés des Lignes directricespour les bibliothèques publiques du Québec. C’est en ce qui a trait aux places assises que nos bibliothèques obtiennent le meilleur score — à 81 %, une note stable comparée à 2023.