Quatre ans après avoir frôlé la disparition sous le régime de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), l’Université Laurentienne replonge dans une crise, peut-on lire sur Affaires universitaires. Cette fois, ce sont ses professeures et professeurs qui ont décidé de cesser le travail, estimant avoir déjà payé le prix du redressement financier de l’institution. « L’Université reste ouverte et disposée à poursuivre les négociations si l’APPUL reprend les discussions», annonçait la direction de l’établissement par voie de communiqué le 18 janvier. Du côté syndical, la détermination est entière. Le président de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL), Fabrice Colin, rappelait avant la dernière ronde de médiation que « les sacrifices qui ont été faits, aussi bien sur le plan salarial que sur celui de la charge de travail, doivent être reconnus ». Pour le corps professoral, les bibliothécaires et les conseillers et conseillères pédagogiques, la dernière convention collective a été « plus ou moins imposée, puisque l’alternative c’était la fermeture de l’institution », dans le contexte de la LACC, dit-il. A l’époque, 110 postes d’enseignement avaient été supprimés. Le personnel non licencié a vécu une réduction salariale de 5 % la première année, suivie d’un gel de salaires et d’augmentations limitées à 1 % pour chacune des trois années suivantes. À cela s’est ajoutée la perte d’allocations professionnelles et une hausse de la charge de travail à 15 crédits. « Le régime de retraite a été décimé », ajoute M. Colin.
Autres textes à lire sur Affaires universitaires :
• Le CRSNG veut rapatrier la propriété intellectuelle au Canada.
• Admis au Canada, mais coincés à Gaza.
• Ce que les cycles supérieurs vous apprennent vraiment.