Le 22 septembre, à 12h30, tous les syndicats de l’UQAM se réunissent devant le rectorat (Place Pasteur) – ou, s’il pleut, dans l’agora (Pavillon Judith-Jasmin) – pour participer à la grande mobilisation nationale réunissant des membres des communautés universitaires de partout au Québec, sous une seule bannière proclamant : « L’université, un bien commun : investir dans nos universités, c’est investir dans tout le Québec ».
Coordonnée par la Table des partenaires universitaires (TPU), cette mobilisation qui se déroulera dans pratiquement toutes les universités du Québec, avec la participation de l’ensemble des syndicats et des associations étudiantes, veut interpeler tous les partis politiques pour qu’ils se souviennent que l’université est une institution qui bénéficie à l’ensemble de la société.
Après des années de sous-financement chronique, politiquement orienté, et face à une austérité annoncée par la plupart des cadres financiers des plateformes électorales, nous demandons que les partis politiques s’engagent à soutenir financièrement l’enseignement universitaire à la hauteur que sa mission sociale l’exige.
Nous vivons au quotidien les conséquences du sous-financement néolibéral implémenté par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 1980 : surcharge de travail, postes non comblés, précarisation des emplois, services aux étudiantes et étudiants réduits, recherche freinée, programmes fragilisés, liberté académique compromise…
La précarité des personnes chargées de cours est une conséquence directe du sous-financement systémique. Nous réalisons des tâches en grande partie équivalentes à celles des professeur.es permanent.es mais nous devons nous battre pour que l’ensemble de notre travail académique, de représentation, de service à la collectivité et de recherche, soit reconnu et rémunéré. Un meilleur financement de l’université signifierait davantage de collégialité, de reconnaissance et de stabilité, de meilleures conditions d’enseignement et d’intégration à la vie académique et, en fin de compte, un gain pour l’ensemble de la communauté et de la société.
En effet, au-delà de la communauté universitaire, c’est toute la société québécoise qui en subit les conséquences. L’université joue non seulement un rôle économique déterminent, en créant des innovations qui se transforment en richesse collective ; elle joue aussi et surtout des rôles culturels, politiques et sociaux inestimables, en réfléchissant sur ce que nous sommes et ce que nous pourrions devenir. Le 22 septembre, soyons nombreux et nombreuses pour nous faire entendre, et exiger un financement adéquat pour l’université québécoise.
Ricardo Peñafiel
