200 expertes, intervenantes et citoyennes, dont Sandrine Ricci appuient le CALACS Longueuil


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Près de 200 expertes, intervenantes et citoyennes, dont la chargée de cours Sandrine Ricci, ont publié une lettre dans Le Courrier du Sud pour soutenir le CALACS Longueuil. La campagne des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, qui s’est terminée le 6 décembre dernier par la commémoration de la tragédie de Polytechnique Montréal, a été une occasion de marteler le message suivant : soutenons les victimes. Soutenir, oui, mais avec quels moyens? Si l’on se fie à la situation du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Longueuil, la réponse est avec de maigres fonds de tiroirs… Le CALACS Longueuil a lancé un signal d’alarme cet automne à l’occasion d’une manifestation devant les bureaux de la députée de Marie-Victorin Shirley Dorismond. Il ne reçoit que 98 000 $ par année pour desservir une population d’environ 273 000 femmes et adolescentes de 14 ans et plus. Pour assurer sa mission, l’organisme aurait besoin d’au moins 450 000 $ annuellement. Ce manque de moyens engendre des conséquences lourdes : intervenantes débordées, heures d’ouverture réduites, services fragilisés et 64 survivantes inscrites sur des listes d’attente depuis presque 11 mois… après avoir trouvé le courage de briser le silence. On leur tend la main pour les abandonner ensuite. C’est aberrant. Le CALACS devra fermer ses portes s’il ne reçoit pas de nouveau financement d’ici le 31 mars 2026.